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Réforme du DPE 2026 : tout ce qui change pour les propriétaires, bailleurs et copropriétés
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est en pleine mutation. Depuis le 1er janvier 2026, une réforme majeure est entrée en vigueur, modifiant en profondeur les règles de calcul, les obligations des copropriétés et les perspectives du marché immobilier. Que vous soyez propriétaire occupant, bailleur, membre d’un conseil syndical ou simplement acheteur, ces changements vous concernent directement.
Dans cet article complet, nous décryptons toutes les évolutions du DPE en 2026 : la nouvelle méthode de calcul, les logements concernés par un reclassement automatique, l’obligation du DPE collectif en copropriété, les impacts sur le marché locatif, les aides disponibles, et les démarches concrètes à effectuer.
Sommaire
- Qu’est-ce que le DPE et pourquoi est-il si important ?
- Le changement majeur : le nouveau coefficient de conversion de l’électricité
- Quels logements sont concernés par le reclassement ?
- Le QR code obligatoire sur chaque DPE depuis septembre 2025
- Le DPE collectif : une obligation généralisée à toutes les copropriétés en 2026
- Impact sur le marché immobilier et la valeur des biens
- Le calendrier des interdictions de louer : ce qui est déjà en vigueur
- MaPrimeRénov’ et aides à la rénovation en 2026
- Que faire concrètement si vous êtes propriétaire ?
- FAQ : les questions les plus fréquentes sur la réforme DPE 2026
1. Qu’est-ce que le DPE et pourquoi est-il si important ?
Le Diagnostic de Performance Énergétique est un document officiel qui évalue la consommation d’énergie d’un logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Il attribue une étiquette allant de A (très performant) à G (passoire thermique).
Depuis la loi Climat et Résilience de 2021, le DPE est devenu opposable juridiquement, ce qui signifie qu’un acheteur ou un locataire peut se retourner contre un vendeur ou un bailleur si les informations mentionnées s’avèrent erronées. Il n’est plus un simple document d’information, mais un véritable outil réglementaire aux conséquences concrètes sur :
- La possibilité ou non de mettre un logement en location
- La valeur vénale d’un bien immobilier
- L’accès à certaines aides à la rénovation
- La fixation ou l’augmentation d’un loyer
- Les obligations de travaux pour les propriétaires bailleurs
C’est pourquoi chaque réforme du DPE est suivie de très près par tous les acteurs du secteur immobilier.
2. Le changement majeur : le nouveau coefficient de conversion de l’électricité
C’est la mesure phare de la réforme 2026. Le gouvernement a annoncé en juillet 2025, puis officialisé par un arrêté publié au Journal officiel du 26 août 2025, une modification du coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité.
Concrètement : ce coefficient passe de 2,3 à 1,9, soit une réduction d’environ 17 %. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ?
Pour calculer la performance énergétique d’un logement, le DPE ne se base pas directement sur ce que vous consommez (l’énergie finale), mais sur ce qu’il a fallu produire en amont pour vous fournir cette énergie (l’énergie primaire). Un coefficient de conversion est appliqué pour passer de l’une à l’autre.
Jusqu’alors, pour chaque kilowattheure (kWh) d’électricité consommé dans un logement, le calcul considérait qu’il avait fallu produire 2,3 kWh d’énergie primaire. Avec la réforme, ce même kWh d’électricité ne correspond plus qu’à 1,9 kWh d’énergie primaire.
Pourquoi ce changement ?
L’ancien coefficient pénalisait fortement les logements chauffés à l’électricité, alors que l’électricité française est l’une des plus décarbonées d’Europe grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Cette inégalité de traitement était dénoncée depuis des années par de nombreux acteurs du secteur.
Le nouveau coefficient de 1,9 s’aligne sur la valeur européenne définie par la directive sur l’efficacité énergétique, corrigeant ainsi un biais structurel qui favorisait injustement les logements chauffés au gaz ou au fioul importés.
Impact concret sur les étiquettes
Cette baisse du coefficient réduit mécaniquement de 17 à 20 % la consommation d’énergie primaire affichée pour le chauffage électrique dans le DPE. Cette réduction est suffisante pour faire remonter de nombreux logements d’une à deux classes énergétiques, sans aucun travaux, et sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur.
Selon les estimations officielles du gouvernement et de l’ADEME, environ 850 000 logements actuellement classés F ou G (passoires thermiques) sortiront de cette catégorie grâce à cette mesure.
Important : les logements chauffés au gaz ou au fioul ne bénéficient pas de cette amélioration automatique, car leurs coefficients de conversion restent inchangés.
3. Quels logements sont concernés par le reclassement ?
Tous les logements chauffés principalement à l’électricité sont potentiellement concernés par une amélioration de leur étiquette DPE. Cela inclut notamment :
- Les logements équipés de radiateurs électriques (y compris à inertie)
- Les logements avec plancher chauffant électrique
- Les logements avec une pompe à chaleur (PAC) air/air ou air/eau
- Les logements équipés de chauffe-eau électrique
- Les appartements « tout électrique » en copropriété
Comment savoir si mon logement va être reclassé ?
Si votre logement est chauffé à l’électricité et que vous disposez d’un DPE réalisé après le 1er juillet 2021, vous pouvez obtenir gratuitement une nouvelle attestation reflétant votre nouvelle étiquette. La procédure est entièrement dématérialisée et s’effectue en ligne sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, en renseignant le numéro ADEME à 13 chiffres inscrit en haut à droite de votre DPE.
Aucune nouvelle visite d’un diagnostiqueur n’est nécessaire. Aucun frais n’est à prévoir.
Les DPE réalisés avant 2021 sont-ils concernés ?
Les DPE établis avant le 1er juillet 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2023 en raison d’une précédente réforme. Si votre DPE date d’avant cette date, vous devez en faire réaliser un nouveau par un diagnostiqueur certifié. Ce nouveau DPE intégrera automatiquement le coefficient de 1,9.
4. Le QR code obligatoire sur chaque DPE depuis septembre 2025
Avant même l’entrée en vigueur du nouveau coefficient, une première mesure importante a été mise en place en 2025 : depuis le 1er septembre 2025, un QR code est obligatoire sur chaque page de DPE.
Ce QR code permet à toute personne (acheteur, locataire, notaire, diagnostiqueur) de vérifier instantanément l’authenticité du diagnostic et d’accéder aux données enregistrées dans la base de l’ADEME. Son objectif est triple :
- Lutter contre la fraude aux DPE, qui représentait jusqu’alors un risque réel pour les transactions immobilières
- Renforcer la transparence lors d’une vente ou d’une location
- Sécuriser les dossiers de demandes d’aides à la rénovation
Tout DPE émis depuis cette date sans QR code n’est pas conforme à la réglementation en vigueur.
5. Le DPE collectif : une obligation généralisée à toutes les copropriétés en 2026
C’est l’autre grande nouveauté de 2026, et elle concerne directement des millions de copropriétaires : le DPE collectif est désormais obligatoire pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille, dès lors que le permis de construire de l’immeuble a été déposé avant le 1er janvier 2013.
Le calendrier progressif imposé par la loi Climat et Résilience
Cette généralisation s’est faite par étapes :
- Depuis le 1er janvier 2024 : obligatoire pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots
- Depuis le 1er janvier 2025 : obligatoire pour les copropriétés de 50 à 200 lots
- Depuis le 1er janvier 2026 : obligatoire pour toutes les copropriétés, y compris les plus petites (moins de 50 lots)
Cela signifie qu’une petite résidence de 8, 15 ou 30 logements est désormais dans l’obligation légale de faire réaliser un DPE collectif.
En quoi consiste le DPE collectif ?
Contrairement au DPE individuel, qui évalue la performance d’un seul appartement ou d’une maison, le DPE collectif évalue la performance énergétique globale de l’immeuble dans son ensemble. Il prend en compte :
- L’enveloppe du bâtiment (façades, toiture, planchers bas, isolation)
- Les équipements collectifs (chaufferie, réseau de chaleur, ventilation commune)
- La consommation d’énergie primaire annuelle de l’immeuble
- Les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment
Il débouche sur une étiquette énergétique globale (de A à G) pour l’immeuble, et formule des recommandations de travaux pour améliorer cette note.
Pourquoi le DPE collectif est-il stratégique pour les copropriétés ?
Au-delà de son caractère obligatoire, le DPE collectif est un véritable outil de pilotage patrimonial pour les copropriétaires. Il permet de :
- Identifier les postes de déperdition thermique prioritaires (toiture, pont thermique, menuiseries…)
- Préparer et prioriser les travaux de rénovation à inscrire au Plan Pluriannuel de Travaux (PPT)
- Anticiper les interdictions de louer qui toucheront les logements mal classés
- Constituer un dossier solide pour accéder aux aides MaPrimeRénov’ Copropriétés
- Valoriser le patrimoine immobilier des copropriétaires
Sa durée de validité est de 10 ans, sauf si l’immeuble obtient une étiquette A, B ou C — dans ce cas, il n’est pas nécessaire de le renouveler.
Combien coûte un DPE collectif ?
Selon l’ADEME, le coût d’un DPE collectif varie entre 1 000 et 5 000 euros selon la taille et la complexité de l’immeuble. Ce montant est réparti entre les copropriétaires au prorata de leurs tantièmes, ce qui le rend généralement accessible même pour les petites copropriétés.
Pour faire réaliser un DPE collectif conforme et vous accompagner dans vos démarches de rénovation énergétique, des professionnels certifiés comme Batimex proposent ce service et peuvent vous conseiller sur les étapes à suivre et les aides mobilisables.
Comment organiser le DPE collectif en copropriété ?
La procédure suit plusieurs étapes :
- Le syndic inscrit la question à l’ordre du jour de l’assemblée générale
- Les copropriétaires votent la réalisation du DPE collectif en AG
- Le syndic mandate un diagnostiqueur certifié après consultation de plusieurs devis
- Le diagnostiqueur réalise les visites et établit le diagnostic
- Le DPE collectif est transmis à chaque copropriétaire et enregistré auprès de l’ADEME
Les recommandations issues du DPE collectif doivent ensuite être intégrées dans le Plan Pluriannuel de Travaux (PPT), document également obligatoire pour les copropriétés de plus de 15 ans.
6. Impact sur le marché immobilier et la valeur des biens
La réforme du DPE 2026 a des répercussions directes et mesurables sur le marché immobilier français.
Pour les propriétaires de logements électriques
Un logement qui passe automatiquement de la classe F à la classe E, ou de E à D, gagne considérablement en attractivité. Dans un marché immobilier de plus en plus sensible à l’étiquette DPE, ce reclassement peut se traduire par :
- Une revalorisation du prix de vente, parfois de plusieurs milliers d’euros selon les études
- Une plus grande facilité à louer, notamment pour les logements qui sortent du statut de passoire thermique
- La possibilité d’augmenter le loyer lors du renouvellement d’un bail, ce que les passoires thermiques ne peuvent pas faire
- L’accès ou le maintien sur le marché locatif pour des biens qui auraient sinon été soumis à interdiction
Pour les acheteurs et investisseurs
Certains acheteurs attendent le reclassement DPE avant de finaliser une acquisition, espérant voir la valeur de leur bien augmenter sans engager de travaux. Cela a créé un léger effet d’attente sur certains segments du marché en fin 2025.
Pour les investisseurs locatifs, la réforme représente une opportunité d’acquérir des logements électriques à un prix encore influencé par leur ancienne étiquette, avant que leur reclassement ne soit connu de tous.
Les critiques de la réforme
Tous les acteurs ne partagent pas l’enthousiasme gouvernemental. Certains experts dénoncent une réforme essentiellement politique, qui améliore artificiellement des étiquettes sans que les logements soient physiquement plus performants. Des associations de défense des consommateurs soulignent que la consommation réelle et les factures d’énergie des habitants ne changeront pas d’un iota.
D’autres professionnels estiment que le coefficient de 1,9 est encore trop élevé et demandaient un passage à 1,5 pour mieux refléter la réalité de l’électricité décarbonée française.
7. Le calendrier des interdictions de louer : ce qui est déjà en vigueur
La réforme du coefficient DPE s’inscrit dans un calendrier plus large d’interdictions progressives de location des passoires thermiques. Voici l’état des lieux :
- Depuis le 1er janvier 2023 : interdiction d’augmenter le loyer des logements classés F et G
- Depuis le 1er janvier 2025 : interdiction de mettre en location de nouveaux baux pour les logements classés G (en France métropolitaine)
- À partir du 1er janvier 2028 : interdiction de louer les logements classés F
- À partir du 1er janvier 2034 : interdiction de louer les logements classés E
La réforme du coefficient électrique peut donc permettre à certains propriétaires d’éviter une interdiction de louer imminente, sans avoir à réaliser de travaux. C’est particulièrement significatif pour les logements actuellement en classe G qui pourraient remonter en classe F ou E grâce au nouveau calcul.
Attention cependant : cette réforme ne concerne que les logements chauffés à l’électricité. Les propriétaires de biens équipés d’une chaudière au gaz ou au fioul classés G restent soumis à l’interdiction de louer depuis le 1er janvier 2025 et doivent engager des travaux de rénovation.
8. MaPrimeRénov’ et aides à la rénovation en 2026
Le contexte des aides à la rénovation énergétique a connu des turbulences en 2025-2026. Le guichet MaPrimeRénov’ avait fermé le 31 décembre 2025 à midi, en raison de la non-adoption de la loi de finances pour 2026. Il a rouvert le 23 février 2026.
MaPrimeRénov’ Copropriétés
Pour les copropriétés, MaPrimeRénov’ Copropriétés permet de financer une partie des travaux de rénovation énergétique à l’échelle de l’immeuble. Le DPE collectif est souvent un prérequis ou un document fortement recommandé pour constituer un dossier solide.
Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE)
En attendant ou en complément de MaPrimeRénov’, les CEE restent une source de financement accessible pour les travaux d’isolation, de remplacement de chaudière ou d’installation d’une pompe à chaleur. Ces aides ne dépendent pas d’une loi de finances annuelle et sont disponibles en continu.
Éco-PTZ et aides locales
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer des travaux de rénovation sans intérêts. De nombreuses collectivités territoriales proposent également des aides locales complémentaires. Il est conseillé de se rapprocher de son conseiller France Rénov’ pour faire un point personnalisé sur les aides disponibles.
9. Que faire concrètement si vous êtes propriétaire ?
Vous êtes propriétaire d’un logement chauffé à l’électricité
- Vérifiez la date de votre DPE actuel. S’il date d’après le 1er juillet 2021, rendez-vous sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME pour télécharger gratuitement votre nouvelle attestation.
- Si votre DPE date d’avant juillet 2021, il n’est plus valable : faites-en réaliser un nouveau par un diagnostiqueur certifié.
- Si votre bien remonte en classe E ou au-dessus, vérifiez vos nouvelles possibilités de location ou de vente.
Vous êtes bailleur d’un logement classé G chauffé au gaz ou au fioul
- Votre logement est concerné par l’interdiction de louer depuis le 1er janvier 2025 (nouveaux baux).
- Consultez un professionnel de la rénovation pour identifier les travaux prioritaires (isolation, remplacement de chaudière…).
- Constituez un dossier d’aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ) avant de démarrer les travaux.
Vous êtes copropriétaire ou syndic
- Vérifiez si votre copropriété dispose déjà d’un DPE collectif valide.
- Si ce n’est pas le cas, inscrivez la question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.
- Demandez plusieurs devis à des diagnostiqueurs certifiés.
- Exploitez les recommandations du DPE collectif pour préparer votre Plan Pluriannuel de Travaux.
Pour vous accompagner dans la réalisation de votre DPE collectif, faites appel à des diagnostiqueurs certifiés qui connaissent les nouvelles obligations réglementaires et peuvent vous guider efficacement dans l’ensemble de la démarche.
10. FAQ : les questions les plus fréquentes sur la réforme DPE 2026
Mon DPE actuel est-il encore valable après la réforme ?
Oui. Les DPE réalisés après le 1er juillet 2021 restent valables 10 ans. Vous pouvez simplement télécharger gratuitement une attestation de votre nouvelle étiquette sur le site de l’ADEME si le nouveau coefficient est plus favorable.
Ma facture d’électricité va-t-elle baisser grâce à la réforme ?
Non. La réforme ne modifie que la méthode de calcul du DPE. Votre consommation réelle d’énergie et vos factures restent identiques.
Mon logement chauffé au gaz est-il concerné ?
Non. Le nouveau coefficient de conversion ne s’applique qu’à l’électricité. Les logements chauffés au gaz, au fioul ou au bois ne bénéficient d’aucune amélioration automatique de leur étiquette DPE.
Le DPE collectif remplace-t-il le DPE individuel ?
Non. Le DPE collectif évalue l’immeuble dans son ensemble mais ne se substitue pas au DPE individuel obligatoire pour la vente ou la location d’un logement. Un copropriétaire souhaitant vendre ou louer son appartement doit toujours disposer d’un DPE individuel valide.
Quelles sanctions en cas d’absence de DPE collectif ?
Il n’existe pas de sanction pénale ou administrative directe. Cependant, les conséquences indirectes sont réelles : impossibilité de justifier la conformité réglementaire en cas de vente ou de demande d’aides, responsabilité potentielle du syndic en cas de manquement.
Mon immeuble est construit après 2013 : est-il concerné ?
Non. L’obligation de DPE collectif ne concerne que les bâtiments dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Les immeubles plus récents sont considérés comme répondant déjà à des normes énergétiques satisfaisantes.
Peut-on contester une étiquette DPE que l’on juge erronée ?
Oui. Depuis que le DPE est opposable, il est possible de faire appel à un autre diagnostiqueur pour un contre-diagnostic. En cas d’erreur manifeste, des recours juridiques sont envisageables contre le diagnostiqueur ou le vendeur.
Conclusion : la réforme DPE 2026, une opportunité à saisir dès maintenant
La réforme du DPE 2026 représente un tournant important pour l’immobilier français. Elle corrige une inégalité historique qui pénalisait les logements chauffés à l’électricité, offre une bouffée d’air à des centaines de milliers de propriétaires, et généralise l’obligation du DPE collectif à l’ensemble des copropriétés.
Pour autant, cette réforme ne doit pas être perçue comme une excuse pour repousser les travaux de rénovation. Un reclassement automatique améliore l’étiquette sur le papier, mais ne réduit pas les factures d’énergie ni n’améliore le confort thermique des habitants. Les logements mal isolés chauffés au gaz ou au fioul restent soumis aux interdictions de louer progressives, et les copropriétés doivent anticiper dès maintenant leurs obligations.
La transition énergétique du parc immobilier français est en marche. La réforme du DPE 2026 en est une étape, parmi d’autres, vers un parc de logements plus vertueux, plus confortable et plus valorisé sur le marché.
